avr 13

samedi 11 avril 2009

J’ai vécu une matinée radieuse, non par la météo qui était pluvieuse mais par les innombrables sourires et mines réjouies des sponsors et invités qui sortaient du buggy.

que du bonheur !

que du bonheur !

que du bonheur !

Piloté par le boss du team SMG “himself”, Philippe Gache, le buggy a emporté à tombeau ouvert plus d’une centaine d’invités au cœur du domaine viticole “le clos des roses”. Petits et grands ont vécu quelques minutes de bonheur durant lesquelles ils ont pu découvrir l’univers d’un équipage de rallye raid.

une spéciale au cœur du Clos des Roses

spéciale au cœur du Clos des Roses

quelques uns de nos partenaires

quelques uns de nos partenaires

Cette matinée s’est terminée devant un succulent déjeuner agrémenté des excellents nectars (consommés avec modération !) de M. Barbero.

Elle a été pour moi l’occasion de remercier chaleureusement tous les partenaires qui nous ont soutenus, Guy et moi, dans cette aventure.

Afin de préparer avec encore plus de professionnalisme le prochain “Dakar” sur le continent sud américain, je leur donne donc d’ores-et-déjà rendez-vous afin d’étudier avec eux mes ambitions pour cette future édition.

Par magnaldi

fév 03

Épilogue
17e Dakar bouclé ! 20e au général, un podium dans la catégorie (3e)… si nombre de partenaires et amis me félicitent pour le résultat, j’avoue très sincèrement rester sur ma faim!

 Podium d'arrivée - parc de la Rural - Buenos Aires

Podium parc de la Rural - Buenos Aires

Aaahh ! sans cette maudite panne électrique de la 5e étape nous serions rentrés dans les 10…, nous serions rentrés à l’heure pour le « bivouac » de France Télévision… mais avec des « si »…


trophée 3e place

trophée 3e place T1-3

Et pourtant… Obtenir un volant au dernier moment, rouler quelques heures seulement avec le buggy juste avant qu’il ne soit expédié, dépenser de l’énergie à la recherche de budget, poursuivre la préparation physique, maintenir l’activité professionnelle, rôder le bolide durant les premières étapes, « découvrir » Guy Leneveu (mon copilote) et créer la complicité avec lui… tout ça, il a fallu le gérer avec pas mal d’abnégation et… de professionnalisme malgré mon statut d’amateur.

Remerciements
Je remercie évidemment tous les partenaires qui ont contribué à la réussite de cette aventure et particulièrement le team SMG qui a œuvré pour que je ramène à bon port son buggy. Je remercie ma famille qui me soutient en permanence, mes potes chez lesquels je puise de l’énergie, les lecteurs assidus de ce blog qui m’encouragent…et  toutes celles et ceux qui m’ont « supporté » durant l’épreuve et toute l’année.

la une de El Dia !

la une de El Dia !

Ce 17e Dakar au compteur me rassure et démontre que je n’ai rien perdu de mes qualités de pilote. Il devrait surtout convaincre les futurs partenaires, annonceurs ou teams que « Magna » est toujours un compétiteur et un bon vecteur de communication (voir photo et rubrique presse).À suivre…

Par magnaldi

jan 24

Le Beausset
Ça y est, après quelques jours de vacances avec mes poteaux, venus me rejoindre en Argentine pour les 2 dernières étapes, me voici de retour à la maison et sur le blog pour vous faire un résumé des 2 dernières étapes.

Vendredi 16 janvier – La Rioja > Córdoba
Les 220 Km de spéciale, réduite à cause des conditions météo très difficiles, ont passé très vite ! Une vraie régalade au niveau du pilotage !! Des pistes très techniques de type WRC m’ont permis de mettre en pratique une recette en 3 points qui a plutôt bien marché : à bloc, à bloc et… à bloc ! Résultat : une 11e place à la clef et une jolie remontée au général.

buggy 320 Magnaldi - Leneveu

buggy 320 Magnaldi - Leneveu

Ajoutez à ça :
- des paysages magnifiques semblables parfois aux plateaux corses ;
- des gens toujours aussi chaleureux ;
- un site de bivouac, aux allures de Annecy local, très agréable (Tanti) avec ses chalets, ses cascades et sa verdure ;
- des filles toujours aussi jolies ;
- les retrouvailles chaleureuses avec Sylvie, Jacques et Stéphane venus me rejoindre,
et vous comprendrez que cette journée fut particulièrement réussie pour nous.

Córdoba > Buenos Aires
Ultime étape de la boucle, retour à Buenos Aires avec une étape de 800 bornes dont 227 de spéciale. Si là encore tout s’est bien passé, tout aurait pu mal finir ou plutôt ne pas finir !

En effet, durant la portion la de liaison vers le départ de la spéciale, notre « libellule » a encore fait des siennes en décidant de s’arrêter à cause d’une nouvelle panne électrique ! Après quelques sueurs et frayeurs, elle s’est décidée à repartir vers la ligne de départ… ouf ! Là, j’ai mis les gaz et roulé à bloc, en croisant les orteils pour que ça tienne, pour tenter de grignoter de nouvelles places au général et retrouver le dernier « lot de poteaux » arrivés la veille en Argentine.

Et ça a payé ! Un vrai régal ! Nouvelle 11e place à l’étape, 3e au classement de la catégorie et 20e au classement général final !


¡arrivamos Buenos Aires !
Put… que ce fut bon !! Là, à la sortie de la brettelle d’autoroute, sur la dernière liaison… Isa, David, JJ et Lolo m’attendaient, hilares, caméra et appareils photos à la main au milieu de la route et de la foule… Arrêt sur le bas côté, entre les Renault 12, Ford Taunus et autres vieilles guimbardes maintenues en vie par les nombreux argentins, venus en famille assister à la fin de notre périple… que de bonne humeur et de joie de vivre chez ces gens là !

arrêt bain de foule - liaison

arrêt bain de foule - liaison

Signatures, pauses photos, embrassades, le tout sans sortir du buggy et au milieu d’une foule joyeuse… Mais, basta ! pas le temps de flâner, nous sommes à court de carburant et Jacques, Sylvie et Stéphane nous attendent plus loin pour le pique nique… pardon ! pour un déjeuner gastronomique. Au menu : foie gras et pastis clandestins venu de France, sirop d’orgeat, jamon, fruits locaux et vins de Mendoza ! Gargantua n’aurait pas fait mieux ! Quel pied !


bain de foule station essence

bain de foule station essence

Je ne sais si c’est la fin de l’épreuve, le fait d’être entouré de tous mes amis, la gentillesse et l’engouement des argentins ou peut être le tout à la fois, mais j’avais une put… de patate !

Chaque pont enjambant l’autoroute, chaque station essence, chaque bretelle d’accès, chaque gare de péage abritait des ribambelles joyeuses d’argentins venus souvent en famille nous encourager… un délice inoubliable… sans compter les voitures venant à notre hauteur sur la file de gauche dont les passagers nous photographiaient, nous filmaient et même me touchaient la main en tendant le bras… ce retour vers le parc fermé de Buenos Aires fut un pur moment de bonheur.

pique nique franco-argentin

pique nique franco-argentin

À suivre…


Par magnaldi

jan 14

Copiapo > Fiambala

Extrait de l’interview que j’ai donné à Sandy Divelec

« Petite spéciale chronométrée annulée aujourd’hui, donc repos pour tout le monde et aussi pour notre moteur, » Thierry Magnaldi. « Nous avons effectué une très belle liaison avec des paysages extraordinaires. Nous sommes montés jusqu’à 4 700 mètres d’altitude, presque la hauteur d’un Mont Blanc (France). Nous avions de la difficulté à respirer et cela donnait le tournis. Nous avons pris notre temps et nous sommes arrêtés au bord d’un lac de sel asséché et d’une magnifique Lagune « Laguna Verde » au cœur de la Cordillère des Andes. Puis arrivés au bivouac, nous nous sommes ensablés juste à l’entrée car le sable était très mou…

Préparatifs bivouac Magnaldi

Préparatifs bivouac Magnaldi

J’appréhende demain. Le vent vient de se lever, nous allons devoir nous mettre à l’abri. Encore quelques jours avant l’arrivée…nous ferons tout pour y être… »

Par magnaldi

jan 13

Copiapo > Copiapo

Aujourd’hui, spéciale autour de Copiapo, au sud du désert d’Atacama, raccourcie de 200 km mais avec un total de, quand même, 475 km. Au menu, escalades et descentes de dunes cathédrales monstrueuses, encore plus impressionnantes que celles de la semaine dernière… mais on s’en est bien sortis… Je ne me suis pas planté comme nombre de concurrents, littéralement « tanqués » au sommet, le bas de caisse reposant en équilibre sur le fil de la dune. J’ai une fois de plus rusé avec ces ogres de sable, prêts à engloutir nos mécaniques fatiguées dans des ascensions abruptes. J’ai contourné les plus « dangereuses » afin de ménager la mécanique et de ne pas prendre de risque et je me suis appuyé sur les plus petites pour atteindre les plus hautes que nous avons dévalées dans de véritables surfs vertigineux de près de 700 m (à vue de nez), put… quel panard !!

passage de dunes

passage de dunes

Pour finir, une montagne de sable nous attendait avant la dernière portion de dunes qui cloturait la spéciale… et là, pas de folie, nouveau contournement par la gauche… un peu de temps perdu mais sans commune mesure avec celui laissé à essayer de passer « en force »…

Voilà ! une spéciale encore éprouvante durant laquelle j’ai néanmoins pris du plaisir.

Hormis les épisodes dunaires, ce fut le train-train ou presque : 2 nouvelles crevaisons (eh oui !), une séance de « jardinage » et 2 erreurs de nav dues en grande partie à l’imprécison du road-book.

Ce soir, j’en connais qui rentreront tard au bivouac !

Je viens d’apprendre que la spéciale de demain est annulée, ça permettra de souffler un peu et de ménager la monture.

À suivre…

Par magnaldi

jan 12

La Serena > Copiapo

Après une étape d’hier entre Valparaiso et  La Serena, marquée par des routes de montagne, une grande consommation d’huile et une 23e place à l’étape, nous sommes repartis ce matin pour une spéciale, écourtée, de 430 Km.

Avec  des pierres, des cailloux, de la terre et du sable, cette spéciale rappellait ce qu’on a l’habitude de trouver en Afrique et plus particulièrement au Maroc et n’augurait pas une étape facile. Elle nous a d’ailleurs rapidement mise dans le bain, puisque après environ une vingtaine de kilomètres et après avoir déjà doublé 5 à 6 concurrents, le buggy commençait à devenir un peu pataud de l’arrière train. Un arrêt nous a permis de constater que l’une des 2 durites qui permet de gonfler et de maintenir la pression d’air dans les pneus avait été sectionnée, vraisemblablement par une pierre, et que donc nous étions « flat » !!

Avec le nombre de concurrents derrière nous, on a décidé de compter, avec succès, sur la solidarité pour se faire regonfler la roue. Nous voilà donc repartis pour tenter de refaire le retard ou au moins de limiter la casse. Nous reprenons progressivement des concurrents et lors du dépassement de l’un d’eux, une petite mais belle touchette nous… sectionne la 2e durite de la 2e roue arrière et nous abîme franchement la roue au point que la forme de la jante s’apparente au profil d’un ballon de rugby !!

2e arrêt ! pas de buffet touristique ! Après le changement de roue expéditif, nous re-voilà re-repartis. Je vous rassure pas pour très longtemps !! Après quelques kilomètres, je sens que quelque chose ne tourne pas rond. Nouvel arrêt pour constater que je n’ai pas suffisamment serré l’un des goujons de la roue que nous avons changée et qu’elle, gentiment, elle était sur le point de se faire la belle !!

À quel couple serrez-vous vos goujons quand vous remplacez une roue ? Et bien moi, très fort ! Car en serrant ce put… de goujon, je l’ai tout simplement pété ! Et là, grosse galère en perspective !!!

Nouvelle solidarité pour se faire prêter une croix (l’outil, pas le symbole religieux !) et changer à nouveau la roue, l’intervertir avec une de devant, s’en faire prêter une autre… bref, sans vouloir blasphémer, ce fut un vrai chemin de croix aujourd’hui et arriver à destination tient presque du miracle !

Ajoutez que pour finir la spéciale, on s’est posé au sommet d’une dune et vous comprendrez pourquoi aujourd’hui, nous avons concédé autant de temps (facilement 1h30 de perdue) et pourquoi je suis très heureux d’être arrivé au bivouac.

En goody, je vous offre un extrait de notre nouveau passage sur France 4 et une nouvelle photo.

 

buggy 320 - Magnaldi-Leneveu-©Maindru

buggy 320 - Magnaldi-Leneveu-©Maindru

Par magnaldi

jan 11

Valparaiso

Paresseux  aujourd’hui, je vous livre un extrait de l’interview réalisé par Sandy Divelec et une très jolie photo réalisée en course.

Mon analyse de cette première partie dit que tous les jours nous étions entre la 10ème et la 20ème place aux classements des spéciales, sauf pour l’étape 5 où nous avons eu notre petit souci électronique. D’ailleurs, un temps de pénalités nous a été imposé mais je ne sais pas comment l’organisation a statué. En regardant bien, nous avons perdu 10 heures dans une spéciale donc cela doit correspondre à notre 32e position du classement général provisoire.

interview salle de presse

interview presse

la frite !

la frite !

Aujourd’hui, nous profitons de cette pause pour faire la grasse matinée, prendre une bonne douche, être présents aux conférences de presse et répondre aux journalistes (photo) venus en masse pour l’étape de repos à Valparaiso. Je suis également allé faire un tour dans le bivouac et me suis arrêté à la Baraque à frites (photo), concurrent auto qui fait également des frites à l’arrière de son 4×4!

Pour la semaine prochaine, nous aborderons les étapes une après l’autre comme depuis le début. J’espère que nous ferons tout aussi bien afin de remonter au général.

Je vous offre en cadeau une très belle photo.

en pleine bourre !

en pleine bourre !

A bientôt… »

Par magnaldi

jan 10

Mendoza > Valparaiso

Si je prends la plume un peu tard, c’est que j’ai profité de cette journée de repos pour faire la grasse mat. Une bonne nuit dans un vrai lit à l’hôtel, c’est fou ce que ça fait du bien !

Retour sur l’étape d’hier. Belle journée encore, avec la satisfaction d’avoir fait pour le mieux. Une spéciale raccourcie, fort heureusement, car elle fut très sincèrement apocalyptique !!

La première partie rappelait l’Afrique : très technique mais malgré tout roulante avec du sable, beaucoup d’épineux et beaucoup de virages en aveugle pris en enfilade et en glissades. J’avoue avoir pris mon pied sur cette partie.

La seconde partie, par contre, nous a fait vivre l’enfer !!! Le fech-fech a à nouveau fait son apparition nous servant sa dose habituelle de poussière avec cette fois en plus de très nombreux passages de boue ! Pas des flaques, des étangs de boue !!!   Et nous, sans parebrise, on en a profité pour changer la couleur du buggy (voir photo) et celle de nos combis par la même occasion ! J’en avais justement enfilé une neuve le matin même !! Beau baptême !

buggy couvert de boue

buggy couvert de boue

Mis à part qu’on a manqué deux ou trois embranchements qui nous ont fait perdre un peu de temps, on s’en sort plutôt bien. Je suis fatigué mais c’est le lot de tous les concurrents sans exception ! Dire que le plus dur arrive paraît-il !!

Je n’ai malheureusement pas de photo de la voiture ou des combis maculées de boue, j’étais en panne de batterie sur le téléphone.

Grosse liaison pour finir avec passage sur la Cordillière à 4 000 et des brouettes pour atteindre Valparaiso vers 20h (heure locale). Aujourd’hui, la journée passera sans doute vite, entre le point avec les mécanos, le contrôle et nettoyage du matériel (casque, combi…)

Merci pour vos encouragements, ils me font du bien.

Par magnaldi