Bio

Voici ma biographie judicieusement écrite par Judith Tomaselli pour un article paru dans le M4 No 58. Reproduite ici par extraits, elle vous permettra de mieux me connaître.

Épisode 1 : Mobylette, Simca 1000 et Gordini…

« Né le 13 octobre 1962, Thierry est l’ainé d’une famille de quatre enfants. Marius, le père, a une exploitation forestière au Beausset et est peu porté sur les sports mécaniques. C’est de sa mère, Aline, que Thierry tient le virus de la vitesse. Avec tendresse, il se souvient de sa conduite sportive quand elle venait le chercher à l’école en Mobylette et plus tard en voiture…

Ses oncles […] ont également eu une certaine influence sur lui. Tous deux participaient à des courses de côtes au volant, l’un d’une Simca 1000, l’autre d’une Renault Gordini. De ce temps là, un passager était autorisé et souvent, Thierry, alors agé de 7-8 ans, profitait de l’opportunité… « Il a toujours été casse-cou, confie sa mère. Très jeune, il s’intéressait aux vélos et aux motos. C’est bien simple, il ne savait pas encore marcher qu’il pédalait, et quand on lui a offert un grand vélo, il n’a gardé les petites roues latérales que deux heures… »


Épisode 2 : …avant une première moto : un Fantic 50cc

« À sept ans, raconte Thierry, j’empruntais la Mobylette de ma mère et j’allais me balader… À quinze ans, j’ai travaillé tout l’été avec mon père dans l’exploitation forestière pour qu’il m’achète un Fantic 50cc.

Je me rappelle que j’avais les bottes et le casque mais pas assez d’argent pour acheter un pantalon de cross. C’est la sœur de ma grand-mère qui a cousu des coussins de chaise sur les fesses et les genoux d’un de mes jeans pour me protéger… Et j’allais m’entraîner dans cet accoutrement sur le terrains de  cross du Castellet, avec Yannick Dalmas. »
À suivre…


Épisode 3 : une carrière qui a failli ne jamais avoir lieu !

À 16 ans, Thierry refuse de passer son CAP, il veut gagner de l’argent et décide de travailler avec son père. […] Alors qu’il est sur un chantier dans le Haut Var, les conditions ne sont pas favorables et son père lui interdit de conduire le tracteur. Têtu et rebelle, Thierry n’écoute pas, part dans le coteau à bord du lourd engin équipé d’une remorque et c’est le drame. Une pierre se décroche, le tracteur bascule de côté dans la pente…
Après trois tonneaux, le lourd tracteur le rattrape et lui passe sur les jambes… Il a les deux fémurs fracturés, des nerfs déchirés, une artère sectionnée et il se vide de son sang.

Aidé de ses ouvriers, son père, en pleurs réussit à porter son fils toujours conscient chez les pompiers de Rians qui le stabilisent et l’emmène à l’hôpital d’Aix-en-Provence. Opéré en urgence, on lui injecte 5 litres de sang… et il reste entre la vie et la mort pendant plusieurs jours.
Quand il se réveille, « Magna », comme l’appellent ses amis, n’est plus tout à fait le même, il regarde ses parents dans les yeux et leur lance : « À partir de maintenant, je vais faire des courses de motos ! » « Je voulais vivre, se souvient Thierry, vivre à fond et… courir en moto ! »


Épisode 4 : Des débuts rapidement prometteurs…

Marius, qui a failli perdre son fils et se rend compte de la fragilité de ses jambes, refuse de le laisser courir mais Thierry trouve auprès de sa mère une alliée précieuse. « Je me disais qu’il fallait le laisser faire et qu’il serait bien vite degoûté de se retrouver tout le temps dans la boue et surtout derrière les autres explique sa mère. Je pensais qu’il n’avait pas du tout le niveau de Yannick Dalmas qui, à l’époque, était un as du cross… Mais je me trompais. Il a couru sa première course sur l’Île d’Oléron… et il a terminé troisième ! »

Commence alors pour Thierry une brillante carrière en enduro, puis en rallye raid, parsemée néanmoins d’embûches qui l’obligeront à se remettre maintes fois en question.
En 1980, sa première année de compétition, il termine troisième du championnat de France d’enduro sur son Fantic 50cc. L’année suivante, il passe en 80cc et est sacré vice champion puis champion en 1983. Mais Fantic arrête la compétition, Thierry est alors intégré au team Aprilia sans grands succès car la moto casse souvent. L’année suivante, aidé par un concessionnaire Kawasaki qui lui confie une 125cc de cross modifiée pour l’enduro, il remporte le championnat de France d’Endurance Tout Terrain. Cette réussite lui permet d’être sélectionné dans l’équipe de Provence pour courir les 6 Jours d’Espagne et il gagne la médaille d’or.


Épisode 5 : et un nom dans le monde des rallyes « tout terrain »

« En 1986, je deviens pilote officiel KTM avec la nouvelle 125cc mais la moto n’est pas fiable…KTM me fait alors participer à la Djerba 500 au guidon d’une 500. C’est la découverte des Rallyes Tout Terrain et sur les quatre spéciales, j’en gagne deux et termine 4e au général. En 87, je roule en 250, je gagne le rallye de Calédonie, termine 3e en Tunisie avec la 600 4 temps et au Maroc, j’étais en tête quand le réservoir se fend et que je tombe en panne d’essence… KTM me propose alors de travailler chez eux. »
Thierry s’est désormais fait un nom dans le milieu et tous les constructeurs lui offrent un pont d’or pour rouler sous leurs couleurs. C’est sous celles de Honda que Thierry choisit de rouler et prend le départ de son 1er Dakar mais à deux jours de l’arrivée,  alors qu’il est 4e, il tombe… À la fin de l’année, Honda arrête la compétition, Thierry doit, une fois de plus, repartir de zéro.

Louer une moto pour participer au Dakar 90 !
« J’ai loué une Yamaha en Italie pour le Dakar et à Agadez j’étais 3e… On m’a à nouveau courtisé et un cigarettier m’a proposé beaucoup d’argent pour que je porte ses couleurs à l’arrivée…j’ai refusé et j’ai fini 4e. L’année suivante, en 91, j’étais intégré dans l’équipe Yamaha et j’ai terminé 3e des Pharaons et du Dakar. En 92, je me suis classé 5e du Paris-Le Cap mais la guerre du Golfe a eu un effet désastreux sur les ventes chez Yamaha. La belle aventure s’est terminée[…]
Cette fois encore, Thierry ne baisse pas les bras et cherche une solution. « J’ai regardé le Rallye de Tunisie à la télévision et cela m’a passablement énervé. […] J’ai ensuite trouvé un sponsor à Dijon, KTM m’a prêté une motot et j’ai gagné le Maroc. Puis Yamaha m’a rappelé pour courir la Baja portugaise et le Paris-Moscou-Pékin mais je n’ai pas couru le Dakar 93. En 94, j’ai roulé sur Honda puis, en 95 et 96, j’étais semi-usine chez KTM pour passer pilote d’usine en 1999. En 2000, les dirigeants de KTM m’ont offert un super contrat pour remplacer Kinigadner qui partait chez BWM. Mais à la dernière minute, Kini a changé d’avis et je me suis retrouvé un « moins que rien » chez KTM, ils ne me donnaient même plus de moto officielle […]

À suivre…


2 réponses pour “Bio”

  1. 1. coucou mon frero Says:

    l épisode n 3 réveille de bien triste moments mais pour moi tu étais dejas mon champion et tu le resteras !!! n oublie jamais .
    gros bisous
    ta soeur

  2. 2. elisabeth Says:

    Bravo pour vos articles et photos qui font rêver ceux qui sont restés en France.
    Maintenant que le rallye est terminé,j’espère qu’on pourra avoir de nouvelles photos.
    Quel courage pour faire cette équipée! Au prochain Dakar, (de retour en Afrique,paraît-il)

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